Une augmentation du nombre des conflits gérés par les comités de paix en 2014

Depuis qu’on a commencé à enregistrer le nombre des conflits gérés par une médiation par les comités de paix du projet WFD/MIPAREC en 2007, le taux du nombre de conflits gérés s’est situé à un moyen de 690 conflits par an. Actuellement, par contre, on a déjà au mois de Juillet un total de 740 conflits pour la période Janvier-Juillet 2014.

La médiation d’un conflit : l’écoute active aide à comprendre le noyau du conflit

La médiation d’un conflit à KAYOGORO : l’écoute active aide à comprendre le noyau du conflit

C’est-à-dire, s’il y a une continuation de cette tendance, le nombre des conflits gérés en 2014 va être doublé par rapport au nombre des conflits réglés dans les années 2007-2013. La majorité de ces conflits sont des conflits sociaux, alors, des conflits familiaux et des conflits entre voisins et associations. Le total du nombre des conflits sociaux gérés en 2014 était 504, pendant que le nombre des conflits fonciers était 236.

Une commune enregistre an par an le plus grand nombre de conflits saisis et gérés : la commune Nyanza Lac. C’est ici, qu’il y avait en 2014 la plus grande augmentation du nombre des conflits gérés.

Pendant la première moitié de l’année 2014, 115 conflits fonciers et 218 conflits sociaux y ont été géré par une médiation, 333 en total. En 2013, le comité de paix de Nyanza Lac avait réglé 479 conflits.

Les deux derniers ans indiquent en fait un nombre très élevé par rapport au nombre des conflits gérés entre 2007 et 2013 dans cette commune, le moyen duquel était 74 conflits fonciers et 121 conflits sociaux par an. Par comparaison, le moyen du nombre des conflits dans les 11 communes, Nyanza Lac excepté, était 14 conflits fonciers et 31 conflits sociaux par an.

Par contre, les communes où on a géré le plus petit nombre des conflits n’étaient pas toujours les mêmes. Les comités de paix des communes Butezi, Rutegama et Nyabihanga ont enregistré le plus petit nombre des gestions des conflits pendant quatre ans , Mutaho pendant trois ans, Makamba et Kayogoro pendant deux ans, Ruyigi et Shombo pendant une année, respective.

L’augmentation du nombre des cas à Nyanza Lac s’explique, selon le président du comite de paix, par les problèmes d’intégration des rapatries, le cout de vie, les ventes des parcelles et les problèmes familiaux.

Une étude du projet avait déjà en 2013 constaté que la population perçoit la gestion étatique d’une grande partie des conflits fonciers comme difficile, comme, selon les personnes interviewées, cela avait conduit à des craintes, des ventes des terres en panique et des nouvelles menaces de violence.

En fin de compte, le nombre augmenté des conflits gérés par les comités de paix nous apprend aussi quelque chose de positif : les gens à la base ont besoin de et souhaitent à résoudre leurs conflits à travers un dialogue. On peut aussi conclure, qu’en fait, ça fonctionne. Le nombre des conflits où la résolution a échoué pendant la période observé, est négligeable.

◊  Cet article a été écrit par Karoline Caesar, Conseillère Technique WFD/MIPAREC, Bureau de liaison Bujumbura

Cet article, publié dans Transformation des Conflits, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s