MIPAREC à RUMONGE : Lancement officiel du projet « Comité de Paix ».

Les représentant de la Province et de la Commune, Chef de Mission de ZOA et le Représentant Légal du MIPAREC lors du lancement officiel du projet Komite y' AMAHORO à Rumonge

Les représentant de la Province et de la Commune, Chef de Mission de ZOA et le Représentant Légal du MIPAREC lors du lancement officiel du projet Komite y’ AMAHORO à Rumonge

En date du 24 Aout 2016, MIPAREC en partenariat avec ZOA Burundi a procédé au lancement officiel du projet « Komite y ‘ AMAHORO » ou « Comité de Paix » à Rumonge.
Ces cérémonies ont été rehaussées par la présence du Directeur Pays ou Chef de Mission de ZOA Burundi et du Représentant Légal du MIPAREC. Etaient présent aussi, les administratifs de la province à la colline, les représentants des services étatiques et des sociétés impliquées dans la question foncières tel que OHP, CNTB, les membres des communautés bénéficiaires, les présidents des comités de paix, les médias ainsi que les employés du MIPAREC et de ZOA Burundi.
Ce projet d’une année sera exécuté dans la Commune de Rumonge, zone Gatete et Rumonge.

Le choix de cette province n’a pas été le hasard. Rumonge est une province nouvellement créée, située le long du lac Tanganyika. Elle est connue pour ses champs de palmiers et la pêche artisanale. Cependant, elle a également été durement touchée par la longue histoire du Burundi de guerres civiles ; beaucoup des gens ont été tués dans la crise de 1972 et la région est devenue plus tard une base pour les attaques de rebelles après 1994.
En 1972, beaucoup d’habitants ont fui Rumonge tandis que d’autres s’y sont installés. Dans cette région, les tueries ont commencé, ciblant principalement les Tutsis, les forçant à fuir. Suite à des attaques sur base ethnique de l’armée dominée par les Tutsis, de nombreux Hutu ont fui vers les pays voisins, laissant seulement un petit nombre de familles autochtones de la région.
Dans les années suivantes, une commission du ministère de l’Intérieur a redistribué les propriétés à la fois aux Hutu et Tutsi qui étaient présents à ce moment-là, alors que la plupart des familles hutues étaient encore en exil. Par la suite, la Société régionale de développement de l’état a réaménagé les champs avec des tracteurs pour ne faire de la place que pour les palmiers. L’Etat a redistribué la terre avec un maximum de 1 hectare par ménage.
Après les Accords d’Arusha de 2000, le gouvernement a demandé aux réfugiés de revenir et a construit des villages de paix. Il a promis que les rapatriés puissent récupérer leurs terres. Mais ceux qui sont revenus ne pouvaient pas reconnaître ou réclamer leurs terres en raison des politiques de redistribution, et de nombreuses familles ont été logées dans les villages de la paix nouvellement construits.
Après le retour du nombre élevé de rapatriés, des tensions sont apparues entre les rapatriés et les résidents, avec une dimension ethnique sous-jacente. La valeur élevée de la terre, en raison des plantations de palmiers, a intensifié les tensions dans cette région.
Comme aucune solution n’a été trouvée pour régler les conflits fonciers au niveau national, et les droits fonciers restent non enregistré et donc contestée, les conflits continuent. Les structures locales de résolution des conflits n’ont pas la capacité suffisante pour aider à régler les conflits fonciers, et parfois même n’ont pas la légitimité pour gérer ces conflits.
Les communautés ont besoin d’être renforcées pour leur permettre de résoudre de manière proactive leurs conflits fonciers et d’une manière inclusive. Cela contribuera à la transformation des conflits, où les communautés, les rapatriés et les résidents en particulier, changent leurs attitudes et perceptions au fil du temps.
Les dirigeants locaux et les structures locales de gestion des conflits manquent actuellement la capacité de gérer les conflits de manière inclusive et impartiale. Certaines de ces structures sont, parfois politisés, corrompus ou partiales à certains groupes sociaux (par exemple les femmes préfèrent ne pas aller au conseil des anciens parce qu’ils attendent d’être payés pour leur travail et ils peuvent prendre une attitude de discrimination à l’égard des femmes).
Pour assurer la stabilité dans la région, et de travailler à une solution durable au nombre élevé de conflits, les structures locales de résolution des conflits doivent être renforcées pour analyser et résoudre les conflits de manière inclusive et participative. A cet effet, les comités de paix, avec tous les groupes sociaux représentés, seront établis et connectés à d’autres structures de résolution des conflits. Ceux-ci sont considérés comme des étapes préparatoires à l’installation d’un service d’enregistrement de la propriété foncière dans un proche avenir, ce qui, à son tour, pourrait améliorer davantage la stabilité, la résolution et la prévention des conflits fonciers.
Un comité de paix sera formé dans chacune des 6 villages (zone GATETE et RUMONGE) et une formation intensive sur les techniques de gestion des conflits, la communication non violente, les techniques de médiation, l’analyse des conflits, le droit foncier, la réconciliation et la justice sociale. Étant donné que ces comités de paix sont plus représentatifs de différents groupes sociaux, ils sont généralement considérés comme étant plus indépendant et impartial, ce qui est crucial pour la transformation efficace des conflits. De plus, ils travaillent sur une base volontaire, et ne nécessitent pas de compensation pour leurs services.

Le Consultant BERAHINO Charles présente les résultats de l' étude de base du projet

Le Consultant BERAHINO Charles présente les résultats de l’ étude de base du projet

Lors de l’inauguration de ce projet, les participants ont suivi avec attention les résultats de l’étude de base qui a été dirigé par le consultant BERAHINO Charles et ont donné leur contribution à l’étude.
Les cérémonies ont été clôturées par le partage d’un verre.

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