LE MI-PAREC

Notre Historique :

Depuis l’accession à son l’indépendance, en 1962, le Burundi a connu un cycle de violences caractérisées par des guerres interethniques, des guerres civiles et une succession des gouvernements dictatoriaux et militaires issus des coup d’états, jusqu’ en 1993. Suite à l’assassinat du premier président démocratiquement élu en 1993, une guerre civile frappa tout le pays et provoqua des conséquences énormes sur la dégradation de la vie comme l’installation des camps de déplacés et des camps de regroupement à l’intérieur du pays, le départ massif des réfugiés dans les pays limitrophes ou lointains, etc.

Les membres de l'Assemblée Générale

Les membres de l’Assemblée Générale

Mi-PAREC a été fondé en 1996 par les lauréats d’un cours de deux mois avancé en résolution pacifique des conflits et du développement intégré. Le cours été organisé par l’Eglise Evangélique des Amis (EEA) (Quakers) sous le financement de Comité Central Mennonite (MCC). C’est pendant cette formation organisée en pleine crise de 1996 (le jour de la clôture, il y a eu des massacres de 300 tutsi au camp des déplacés de Bugendana et en revanche de 100 étudiants hutu au campus Zege-ISA) qu’une vision c’est développé au sein de l’équipe. La question principale était de savoir quoi faire après la formation et avec tout le bagage. Pendant les heures de pause (les lauréats étaient internes), l’équipe a commencé à écrire les différentes idées et à faire une sorte de plans et de structure.

Notons que Mr Levy NDIKUMANA et Mr Dieudonné KIBINAKANWA avaient déjà accompagné pendant deux ans (1994-1995) la première équipe des volontaires de MCC.

Pour réaliser sa mission, en 1997, Mi-PAREC a commencé les premières activités de la création des comités de paix (CP) (Mutaho, Nyabihanga, renforcement du CP Kibimba déjà existant depuis 1994). Il y a eu aussi les premières activités d’encadrement des jeunes à Buhiga, et dans la ville de Gitega. Mi-PAREC a été accompagné depuis 1997 par MCC comme premier bailleur de fonds et par la volontaire Mlle Bridget Butt qui a fait le renforcement de capacité.

En 1998, Les activités se sont étendu dans plusieurs écoles, églises et plus loin encore à Butezi (Ruyigi). C’est à Butezi que pour la première fois, l’équipe a été arrêté et emprisonné. C’était le moment difficile de prêcher la médiation comme voie de sortie de la crise burundaise. Hors, Mi-PAREC enseignait ces outils comme meilleur solution.

Le premier bureau du Mi-PAREC à Kwibuka

Le premier bureau du Mi-PAREC à Kwibuka

Mi-PAREC a fait la première retraite des couples des fondateurs en 1999. L’idée était de sensibiliser les conjoints sur le travail délicat en cours, l’achat du premier minibus et l’ouverture du bureau à EEA Magarama. Notons que jusqu’à là, Mi-PAREC travaillait à Kwibuka au village dans une petite maisonnette de 3 chambres. L’équipe des fondateurs était composée des membres animés d’un esprit de sacrifice et de volontariat et qui mettent l’accent sur le sens social pour aider les marginalisés. Ils ont utilisé leurs propres moyens, sans salaires, sans équipement mais pourtant l’impact de leur travail a fait écho dans le monde entier. Raison pour laquelle, les nouveaux partenaires ont commencé a appuyé Mi-PAREC depuis 2000. Mi-PAREC a été appuyé plus tard par Quaker Service Norway (CAPP). Au fur et à mesure du temps, Mi-PAREC a développé un partenariat avec les organisations non gouvernementales comme Oxfam GB, CARE International et Africare.

L’équipe s’est élargie et il y a eu des nouveaux adhérents entre les années 2002 et 2004. Il y a eu aussi le renforcement des capacités par la participation des membres aux cours internationaux comme en Zambie, Afrique du Sud, Allemagne, etc. Suite à la capacité développé, Mi-PAREC s’est ouvert au monde et son personnel a été sollicité par les ONGs pour les formations dans la sous régions. Mi-PAREC a fait plusieurs consultances au Rwanda, RDC et bien sure au Burundi. C’est avec les fonds de consultance qu’un centre de paix a été construit.

Depuis 2005, Mi-PAREC a initié des projets de grandes envergeure telle que l’entrée en partenariat avec le WFD, et durant ces dernières années, avec des nouvelles organisations en l’occurrence ICCO, ZOA et KNH qui viennent de soutenir grandement certains programmes du Mi-PAREC.

Kunywana pour signifier la cohabitation entre les gens à travers le partage ensemble d'une boisson

Kunywana pour signifier la cohabitation entre les gens à travers le partage ensemble d’une boisson

A travers le monde, Mi-PAREC a aussi développé des relations avec d’autres réseaux comme la Coalition pour la Paix en Afrique (COPA), Action for Conflict Transformation (ACT), Africa Great Lakes Initiatives (AGLI), American Friends Service Committee (AFSC), Quaker Peace Network (QPN) et Great Lakes Initiative (GLI). Mais aussi, Mi-PAREC collabore avec d’autres maisons comme Friends Peace House au Rwanda (Urugo rw’amahoro) et COPARE au Congo.

Mi-PAREC a exécuté des programmes aussi importants en tant que partenaire local de la GTZ Allemagne à travers son vaste projet appelé APRS : Appui au Programme Burundais de Réinsertion et de Réintégration des Sinistrés. Il a opéré des consultances sur divers sujets auprès des autres intervenants comme Oxfam GB au Rwanda, GTZ à travers le programme PSAP (Programme de Sécurité Alimentaire et Paix), World Vision, Tearfund, EIRENE Nduwamahoro et plus.

Mi-PAREC est devenu une pépinière des bâtisseurs de paix à travers aussi son centre de formation qu’il a mis en place mais aussi une organisation d’accompagnement des communautés dans le processus de consolidation de la paix.

Nos Principes :

Durant une formation de renforcement des capacités du personnel dirigée par Richard Smith et financée par ICCO, Mi-PAREC a développé et a adopté leurs propres principes qui sont devenus aussi une des lignes de conduite. Ces principes sont les suivants :

  1. Si tu ne connais pas comment les choses évoluent ou si tu ne comprends pas, c’est ta responsabilité de demander ;
  2. Tes actions doivent refléter les valeurs d’un pacifiste dans tout ce que tu demandes ;
  3. L’unité entre le personnel est de grande importance ;
  4. S’il y a une faute, nous devons la corriger ensemble, ouvertement et dans le meilleur délai ;
  5. Le changement commence par nous-mêmes, se propage dans les autres dans la promotion de la culture de paix ;
  6. Travailler ensemble sans suspicions ;
  7. Dialoguer tout le temps et résister à tout ce qui peut nous diviser ;
  8. Se réjouir de ce qu’on fait ;
  9. Dire la vérité, persévérer et partager les sentiments ;
  10.  Aider en cas de besoin.

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